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Santé & Sécurité au Travail 9 avr. 2024 09:48:39

Des exosquelettes chez Wendel

Après avoir investi, en 2017, sur sa plateforme logistique de Samazan (47) dans une pince de levage pour que les magasiniers caristes puissent déplacer les paquets de carrelage sans effort, le groupe régional Wendel, spécialisé dans la distribution de produits de carrelage, sanitaire et chauffage, a décidé d’aller plus loin pour améliorer les conditions de travail de ses magasiniers caristes. Fin 2023, Wendel a donc souhaité proposer à ses salariés, dont la moyenne d’âge est de 40 ans, de tester quatre modèles d’exosquelettes différents (trois passifs et un actif), afin que chacun choisisse, ou non, celui qui répondait le mieux à ses attentes.

En les faisant participer, Valérie Zago, Directrice de la plateforme, souhaitait les faire adhérer à la démarche de l’entreprise : « Il me semblait primordial que ce choix se fasse sur la base du volontariat. La façon de travailler est complètement modifiée par l’exosquelette. Il oblige à réadapter ses postures mais aussi à mettre en place un certain nombre d’automatismes comme le fait de le désactiver pour monter sur le chariot élévateur, puis de le réactiver une fois que l’on en est descendu. Pour remporter la pleine adhésion, il fallait que les équipes se sentent intégrées dans le process de sélection et qu’elles y voient le bénéfice d’autant que le coût n’est pas anodin, entre 1500 et 3000 euros HT par exosquelette, et que nous ne bénéficions pas d’aide ou de subvention pour ce type d’achat ! »

Essai transformé !

La plateforme de Samazan est aujourd’hui équipée de deux exosquelettes passifs sélectionnés pour leur conception ergonomique, leur faible poids et encombrement, leur facilité d’activation et de désactivation. Comme l’explique Benoît, 47 ans, magasinier cariste dans le secteur carrelage de la plateforme logistique depuis neuf ans : « L’exosquelette supportant les genoux, je m’économise sur les flexions et il m’apporte un vrai confort. J’ai moins mal au dos, notamment aux lombaires, en fin de semaine. En avançant dans l’âge, j’avais peur de la pénibilité physique de mon travail. Maintenant, je suis plus rassuré même si utiliser un tel équipement de protection demande de prendre de nouvelles habitudes de travail et de nouveaux automatismes. Cela nous fait complètement repenser notre posture et nos gestes. »

A l’inverse de Benoît, d’autres salariés sont encore un peu réticents comme Adrien, 24 ans, magasinier cariste dans la partie e-commerce : « J’ai du mal à y voir le bénéfice. Je suis jeune et sportif. Pour le moment, je n’ai aucune douleur liée à l’effort fourni par mon travail. Cependant, comme mes collègues font tout pour me convaincre de le porter, je vais faire un essai de quinze jours. »

En plus des exosquelettes, Wendel va mettre en place une formation « Gestes et postures » pour inciter de nouveaux collaborateurs à adopter ces exosquelettes et à améliorer leur confort et leur sécurité au travail.

Photo d’illustration © Wendel

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